NOVEMBRE

Notre rédaction reçoit la question récurrente : « Votre discours est juste, mais que proposez-vous ? »

 

C’est une question curieuse. En effet, est-ce une interrogation que l’on pose à l’ensemble de la presse nationale, ou régionale, lors de la sortie d’un article tout pertinent soi-il ?

 

Ce qui nous « sauve », semble-t-il, c’est que nous ne sommes ni des journalistes, tous plus ou moins inféodés à une ligne rédactionnelle partisane, ni des politiques. En bref, nous sommes libres et nous n’essaierons jamais de vous faire prendre des vessies pour des lanternes.

 

Notre rôle dans cette première phase, de prise de conscience, est la critique certes, mais par nécessité. En effet, elle s’impose pour mettre l’accent sur ce qui ne doit plus avoir cours. Ni plus, ni moins.

 

Ne pas comprendre les mécanismes pervers qui ont conduit à la situation dans laquelle nous nous trouvons, c’est se fermer la porte de la compréhension du présent et du futur. Il faut connaître et analyser le passé pour appréhender le futur de façon correcte et pertinente.

De l’avis général il y a péril en la demeure. Effectivement, et ce n’est pas une simple vue de l’esprit. La maison Comminges, en particulier, s’effondre et si nous ne nous transformons pas rapidement en (bons) maçons, le grand choc dévastateur ne tardera pas à se produire.

 

Nous voulons le progrès pour le Comminges. Pour ce faire, seules les bonnes et fortes volontés feront en sorte que le vœu devienne réalité. Ces esprits volontaires, pour ne pas dire pionniers, n’ont que faire des histoires de clochers, politiques ou autres. Seule compte, pour eux, la perspective créatrice générant de l’activité, économique, culturelle, sociale, notamment, véritable, valable et pérenne pour ce terroir, au moins, et respectueuse de notre environnement comme de notre santé .

 

À l’heure actuelle, où il n’est plus un jour sans une délocalisation, une fermeture d’usine ou une destruction d’unité de production, l’individualisme et l’esprit partisan qui ont fait tant de mal dans ce pays doivent cesser. La seule dialectique que nous devons tous suivre concerne notre avenir, dont les perspectives actuelles s’avèrent fort sombres tant à court que long, très long terme.

Alors, il faut savoir ce que l’on veut : Vivre ou mourir ? Choisir de vivre impose la volonté de se battre, ce qui implique de voir en premier lieu la réalité des choses. Ne pas confondre rêve et réalité. Ne plus se voiler la face. La politique de l’autruche n’a jamais empêché de recevoir le coup de pied.

 

Nous appelons tous les esprits conquérants, créateurs et enthousiastes à nous rejoindre.

 

Pour créer, ensemble, le mouvement régénérateur de ce petit pays. Ceux qui ne veulent pas mourir à petit feu, ceux qui ne se contentent pas d’aumônes départementales, régionales, ou autres, ceux qui veulent prendre en mains leur destin doivent, eux aussi, nous rejoindre.

 

L’union fait la force. Elle concentre les idées, les énergies, les forces vives pour le seul Intérêt général.

 

En dehors de cette volonté, de bâtisseurs, le reste n’est que littérature pour salon de thé.

Pour répondre directement à la question initiale, nous agissons d’ores et déjà, et travaillons sur plusieurs projets concernant le redressement du Comminges, mais avec des acteurs « sains », intègres, dynamiques qui sont au cœur même des problèmes, et ce, dans la perspective de solutions réelles et durables. Et les propositions viendront. 

 

Y compris celles qui auraient dû résulter des innombrables et coûteuses (prohibitives !) études faites par de nombreuses officines obscures et autres bureaux « d’études » à la demande de nos chers édiles, collectivités et autres « tirelires » tout aussi obscures et inefficaces dans leur fonctionnement (CBE, Pays de Comminges-Pyrénées, etc.)

 

Nous vous l’avons déjà dit, il n’y a rien à attendre des «politicards» et pseudo décideurs locaux. Ils n’ont rien fait depuis des décennies, pourquoi et comment feraient-ils quoi que ce soit, en termes positifs et viables, d’un seul coup comme par un fin coup de baguette magique qu’ils n’ont jamais, jusqu’alors, eu en main ?

 

Alors, assurément oui, «Le Chêne» agit, et continuera d’agir, avec vous. Au préalable, l’axiome est, avant tout, la fin des « ego », des susceptibilités, des chapelles, des incompréhensions diverses et variées et toutes les autres tares inhibant la création et la marche en avant.

 

                                      W.D.

SEPTEMBRE/OCTOBRE

 

« CRISE FINANCIÈRE ! »

 

Ne concerne que l’Oncle Sam, pas de quoi fouetter nos chats européens ! Ni troubler la béate torpeur de nos bons gouvernants, grands argentiers et stratèges. 

Mais… comment ?! Les faillites se multiplient outre-Atlantique, débarquent en Grande-Bretagne ( my God ! ) et sur ce bon vieux continent ? Horreur ! Comment est-ce possible ? 

Nos banquiers et financiers, imprudents, si ce n’est malhonnêtes ? Vous n’y pensez pas ! Eux, si prompts à nous faire la leçon et nous punir au moindre écart !

Nos présidents, chefs de gouvernements et ministres, imprévoyants, corrompus ? Allons ! Allons, vous donnez dans l’insolence et, pire, dans la lèse-majesté, le blasphème !

Mais la peste financière, têtue, se propage, vite, très vite.

Et soudain, le spectre de « l’autre » celle de 1929 et de ses effroyables conséquences ! 

Oh ! Rassurez-vous ! Le

 «système», bien qu’infernal, sera sauvé. Et le « pire » nous sera épargné, au moins pour l’instant. Il faut éviter le chaos et la barbarie.

Certes, à défaut d’agir vite et bien, nos princes lambinent, pour donner l’impression de mériter de la fonction et de l’État, en un mot, d’exister ! Ils s’adonnent imperturbablement à leur habituel mouvement brownien, à leur passion démesurée pour le tourisme politique pour aller, de-ci de-là, jusque dans de vains et très coûteux babillages, notamment avec le futur ex-président des États-Unis en son « ranch » ou en Chine … Faute de téléphone, sans doute ?

Naturellement, il faudra payer le prix, fort.

Comment en est-on arrivé là ? À une telle débâcle économique, sociale, écologique, « sociétale » ?

Ne serait-ce pas pour avoir donné avec une remarquable inconséquence, et de façon récurrente, le très démocratique 

blanc-seing à un ramassis de tristes individus, pour  gouverner tout ou partie de notre planète, de notre pays ?

Qui a conduit notre monde et ses populations dans un tel pitoyable état ? Ne serait-ce pas ces « chefs », d’états, de « gouvernements » et collectivités, « décideurs » et « politiques », « experts », « conseillers », « spécialistes », de tous poils, tous, dont l’incompétence n’a d’égales que l’inconséquence, la malhonnêteté ( au moins intellectuelle ) ou la « hauteur » du diplôme ? Tous sont responsables et coupables ! En toute « expertise ».

Comme, à leur échelle, nos minables petits roitelets locaux, qui dilapident sans la moindre conscience, ni scrupule, les fonds publics dans des opérations somptuaires d’une somptueuse et rare stupidité (grange 

perdue et inutile, restauration d’église fermée, salles des fêtes d’usage occasionnel, office de tourisme ayant… moins de 2 visites par jour !

Gouffres financiers pour pyramides d’ordures , etc. ) (1) .

Mais tout aussi responsables sont ceux qui, n’ayant plus de « citoyens » que le nom, s’abandonnent à leurs petites lâchetés, tête dans le sable ou dans leur écran plasma dernier cri.

Pourtant, il n’est rien d’inéluctable à tout cela ! Notre monde peut changer, en bien mieux.

Pour autant que chacun reprenne ses esprits, le bon sens de toutes choses et sa vie en main. Que chacun aille vers l’autre et de l’avant, déterminé, digne, en rejetant l’impéritie et l’inacceptable. Vous le pouvez. 

Pour vous-mêmes, pour vos enfants, vous le devez.

Alors, néo-Mérovingiens et féodal-démocratie seront chassés et… 

Ça ira, ça ira, ça ira, vraiment !

Vraiment mieux

H. Rius

AOÛT

De quoi rire par ces temps de morosité : « Le Chêne » serait, tout à la fois, « de droite » pour certains, « de gauche » pour d’autres ! Belle performance, quoique bien imprévue.

Mais non, ni l’un, ni l’autre !

Politique ? Ici, la nuance s’impose. Au sens de la (basse) « politique politicienne » partisane : non. Cette approche nous est totalement étrangère, car infructueuse pour la collectivité, vaine et obsolète, bien que malheureusement persistante. Nous l’avons déjà affirmé.

Si les idéologies étaient capables de faire le bonheur de l’humanité, cela se saurait depuis le temps, non ?

Par contre, s’agissant de la (bonne) gouvernance de la Cité, d’une (irréprochable) administration des affaires publiques : oui et encore oui !

Voilà qui devrait être clair pour certains esprits chagrins, brumeux, ou ceux affectés d’une lecture un tantinet défaillante. Du moins, nous le souhaitons.

Mais la bonne gouvernance concerne également les affaires « privées ». 

Gouverner, tant pour les affaires publiques que privées, c’est prévoir, organiser le bien commun. Or, l’état du monde d’aujourd’hui, comme de ce petit pays, et l’insatisfaction générale en sont la preuve : nous avons été mal – ou pas – gouvernés. Et, manifestement, cela continue.

Administrés, gouvernés, individus ont également une grande part de responsabilité, sans doute la plus grande. Les comportements erronés, choix irréfléchis, défauts de volonté et de courage, frilosités, etc. sont nombreux. Et fautifs.

Immense défi à relever, certes ! Mais il est dans la nature des hommes, les vrais, de relever les défis, les vrais.

Et « Le Chêne » est fait d’hommes. Il poursuivra donc son chemin tel que tracé. Pour apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle.

Et tant mieux si, ce faisant, il devient un insistant poil à gratter pour certains !

H. Rius

JUILLET 2008

Depuis l’impulsif n°1, ce fut un long silence suscitant chez certains des soupirs de soulagement. Navré de les décevoir !

« Le Chêne sur le Rocher » revient, non plus sur le seul théâtre de Barbazan, mais sur le Comminges entier. Et avec un acte de naissance en bonne et  due forme.

Ces mois de silence ne relèvent  pas d’une quelconque hibernation (tardive), moins encore de la  disparition du bulletin. Au contraire, ils furent mis à profit dans une étude approfondie du terroir et nous délivrerons, au fil des parutions, le fruit de nos recherches, de nos réflexions et de nos propositions.

Je dis nous, car dans mes pérégrinations, j’ai rencontré des vues et idées convergentes aux miennes. Dès lors, une équipe s’est constituée, et s’est donné pour but d’informer, alimenter le débat local et apporter des solutions (au moins des pistes !) aux nombreux problèmes socio-économiques qui paralysent de longue date notre terroir. En impliquant tous les acteurs, locaux ou non, au-delà des multiples clivages.

Des questions se posent, les réponses s’imposent. Les bonnes réponses.

Il est à mettre en évidence que la critique est une chose nécessaire lorsqu’il y a matière, mais elle doit aussi et surtout déboucher sur du positif, du constructif et du concret. Aussi, nous contribuerons également par voie d’actions, services, soutien de toutes natures. Et déjà, plusieurs (autres) projets sont en chantier, nous y reviendrons.

Offrant le forum attendu, nous invitons tous ceux qui souhaitent faire entendre leur voix à nous contacter, nous envoyez avis, opinions, suggestions, textes…

Nous veillerons à aborder tous les sujets  de façon  objective, totalement indépendante et dans le respect de la charte adoptée.

Pour l’heure, voici le N° 2. À vous de juger.

                                                H.RIUS