Société
DES VIEUX ET DES VAURIENS
On le dit, une société qui ne protège ni ses enfants, ni ses anciens n’est pas une société ou, du moins, est une société condamnée.
L’enfant est devenu « roi », du moins en apparence…
Quid de nos « vieux » ?
Certes, santé et état chancelants, maladies, impotences, caractères difficiles, notamment, sont rebutants pour les plus jeunes, qui veulent ignorer que leur tour viendra. Insupportables ces aînés! Sans parler des rancoeurs et haines qui ressurgissent alors qu’elles devraient être éteintes depuis longtemps… Les égoïsmes… Les indifférences…Vaste sujet !
Mais ce n’est pas ici, pas dans cette nouvelle rubrique que nous l’aborderons, non. Rubrique ? Oui, car les sujets abondent malheureusement. S’agissant de personnes âgées victimes de comportements scélérats. L’abus de faiblesse et la simple indifférence nous sont insupportables.
Aussi bien, relaterons-nous systématiquement tous ces comportements, au rang desquels on peut placer celui d’une municipalité à l’égard de la dame Cassagne et son problème de sécurité. Non seulement nous relaterons, mais nous agirons chaque fois que la carence sera relevée, à quelque niveau que ce soit. En mettant les projecteurs sur les intéressés.
La langue de bois nous est étrangère, on le sait maintenant. Reste à voir l’usage que l’on peut faire du bois…
H. Rius
Prochain épisode « Les mésaventures de Jeannette »

Le Mariage
La tempête s’est calmée dans le verre hexagonal…
Le jugement du… 1° avril dernier (cela ne s’invente pas !) n’est plus d’actualité, dépassé par l’affaire de la piscine de Verpillière (1), puis du gymnase de Vigneux (2).
Et puis, la cour d’appel de Douai vient d’en suspendre l’exécution. Alors, tout va bien !
Les agitées du bonnet (…) de NPNS notamment (3), les députés, de droite comme de gauche concernés, européens (ils étaient 150 ! Mais oui !), et tous les décérébrés que compte ce pays, peuvent partir en vacances l’esprit tranquille !
Mais pas les époux ! Qui se retrouvent prisonniers des liens d’un mariage dont ils ne voulaient plus !
Ils n’avaient rien demandé, à personne, et elle même désapprouve. Mais l’hystérie d’une bande de (pseudo) intellectuels et politiciens mentalement déficients leur a remis les chaînes : vive la liberté, vive la France !
H. Rius
1)- Isère : 2h heures réservées à la piscine communale, à titre de test, pour femmes et enfants.
2)- Essonne : annulation (…) d’une rencontre sportive exclusivement féminine.
3)- Ni putes, ni soumises
Texte intégral du Jugement :
LE TRIBUNAL : - Exposé des faits et de la procédure : - X..., de nationalité française, s'est marié avec Y... le 8 juillet 2006 à .... Par acte du 26 juillet 2006, il a fait assigner Y... devant le tribunal de céans, arguant avoir été trompé sur les qualités essentielles de sa conjointe. L'affaire a fait l'objet d'une radiation le 4 septembre 2007 pour défaut de diligences des parties, avant d'être réenrôlée à la demande de X...
Prétentions des parties : - Aux termes de ses dernières conclusions signifiées le 31 octobre 2007, X... sollicite : l'annulation du mariage sur le fondement de l'article 180 du code civil, que chacune des parties supporte ses propres dépens. Il indique qu'alors qu'il avait contracté mariage avec Y... après que cette dernière lui a été présentée comme célibataire et chaste, il a découvert qu'il n'en était rien la nuit même des noces. Y... lui aurait alors avoué une liaison antérieure et aurait quitté le domicile conjugal. Estimant dans ces conditions que la vie matrimoniale a commencé par un mensonge, lequel est contraire à la confiance réciproque entre époux pourtant essentielle dans le cadre de l'union conjugale, il demande l'annulation du mariage.
Selon ses dernières écritures signifiées le 4 septembre 2007, Y... demande au tribunal de : lui donner acte de son acquiescement à la demande de nullité formée par X..., dire que chacune des parties supportera la charge de ses propres dépens, ordonner l'exécution provisoire du jugement.
La procédure de mise en état a été clôturée par ordonnance du 8 janvier 2008. Après avoir reçu communication de l'affaire, le Ministère public a visé la procédure le 26 octobre 2007 et a déclaré s'en rapporter à justice.
Sur ce :
- Attendu qu'aux termes de l'alinéa 2 de l'article 180 du code civil, s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage ; que, par ailleurs, l'article 181 - dans sa rédaction issue de la loi du 4 avril 2006 applicable à la cause - précise qu'une telle demande n'est plus recevable à l'issue d'un délai de cinq ans à compter du mariage ou depuis que l'époux a acquis sa pleine liberté ou que l'erreur a été par lui reconnue ;
- Attendu qu'il convient en premier lieu de constater qu'en l'occurrence, l'assignation a été délivrée avant l'expiration d'un délai de cinq années suivant la célébration du mariage et la découverte de l'erreur ; que l'action en annulation du mariage s'avère dès lors recevable ; - Attendu qu'en second lieu il importe de rappeler que l'erreur sur les qualités essentielles du conjoint suppose non seulement de démontrer que le demandeur a conclu le mariage sous l'empire d'une erreur objective, mais également qu'une telle erreur était déterminante de son consentement ;
Attendu qu'en l'occurrence, Y... acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s'en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de X... au mariage projeté ; que dans ces conditions, il convient de faire droit à la demande de nullité du mariage pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint ;
Sur les dépens : - Attendu que conformément à l'accord des parties, chacune conservera à sa charge les dépens qu'elle a exposés dans le cadre de la présente instance ;
Sur la demande d'exécution provisoire : - Attendu que les parties s'accordant pour voir prononcer l'annulation de leur mariage, l'exécution provisoire du jugement sera ordonnée ainsi que l'a requis Y... ;
Par ces motifs, le tribunal, statuant en audience publique, contradictoirement et en premier ressort, après communication de l'affaire au ministère public, prononce l'annulation du mariage célébré le 8 juillet 2006 à ... (acte n° 50) entre X... et Y..., ordonne la transcription du présent jugement en marge de l'acte de naissance des parties et de l'acte de mariage ....
Composition de la juridiction : Mme Polle-Senaneuch, prés. - Me Dupont-Thieffry, Me Mauger, av. Texte(s) appliqué(s) : Code civil - art. 180 - art. 181

