SANTÉ : LES RAVAGES DES ACIDES GRAS « TRANS »

 

 

Les acides gras « trans » (AGT), sont des lipides présents naturellement, en petites quantités, dans les produits laitiers, les viandes et certaines graisses animales.

 

Mais ils sont aussi, et surtout, très présents dans de nombreux produits manufacturés comme le pain industriel, les céréales, les gâteaux secs salés et sucrés, les pizzas, les soupes déshydratées, les chips, les viennoiseries, les pâtes à tarte, les margarines industrielles … 

Utilisés par l’industrie agro-alimentaire comme stabilisateurs et conservateurs, ils sont alors produits artificiellement.

 

Plusieurs études ont révélé, dès 1990, que ces acides gras « trans » ont de graves conséquences sur la santé des consommateurs. En effet, une consommation élevée d’acide gras « trans » est étroitement associée à une augmentation du risque cardio-vasculaire et du cancer du sein. Les chercheurs ont montré que le risque de cancer du sein est presque doublé chez les femmes ayant un taux sanguin élevé d’acides gras « trans ».

 

Les cancers du colon, rectal, colorectal et de la prostate sont également l’objet d’études épidémiologiques approfondies. 

 

Confrontées à la gravité d’un tel problème de santé publique (35 000 décès imputés aux AGT industriels en 1997 aux Etats-Unis, pour une estimation actuelle de 70 000 décès), les autorités danoises (2004) puis canadiennes (2007) ont adopté des mesures très restrictives (limitation à 2% du taux d’AGT) tandis que la ville de New York et la Californie vont jusqu’à leur interdiction pure et simple dans les restaurants, ainsi que pour les produits à emporter en Californie (dispositions respectivement applicables en 2010 et 2011). Premiers pas vers une interdiction générale.

 

Alors que la Commission Européenne en est encore à s’interroger sur ce point, quelques députés français viennent de déposer une proposition de loi, visant à rendre obligatoire… la mention de la présence d’acide gras « trans » sur l’étiquetage des produits alimentaires !

 

Le principe est maintenant bien connu : « ce produit nuit à votre santé (voire est mortel !), mais on vous a prévenu, alors tant pis pour vous, et ne venez pas vous plaindre des conséquences !  ». Plus hypocrite, « tu meurs » !

 

Effrayant, non ? Sans parler de la Sécurité Sociale qui, elle, va finir par crever d’étouffement !

 

Et une proposition de loi ! Alors qu’un simple décret ou arrêté devrait suffire pour mettre en exergue la dangerosité de ces produits ! Comme pour tout autre.

 

Pour EDVIGE, l’affaire fut vite classée : un décret, point final. Bizarre…

 

Alors même que la santé publique est compromise, que le danger est scientifiquement démontré (INSERM, INRA, IVS,…) , ce gouvernement rechigne (encore et toujours) à contrarier les industriels et leurs nuisibles intérêts. Question d’importance, de poids et de priorité ?

 

Ce n’est pas à l’Assemblée nationale de prendre des dispositions de ce type mais bien au ministère de la santé de faire ce qu’on attend légitimement de lui et de le faire rapidement. 

 

Mais c’est vrai, Madame Bachelot, préfère les défilés de mode (publicitaires)  en « Crocs » rose fluo…  

 

À sa décharge, depuis 18 ans, les ministres successifs concernés n’ont pris aucune décision sur ce sujet.

 

 

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1015.asp

http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/acides_gras_trans090408.html

http://www.nyc.gov/html/doh/html/cardio/cardio-transfat-healthcode.shtml

http://www.igr.fr/?p_id=406

http://www.house.gov/velazquez/newsroom/2007/pr-01-04-07-110th-congress.html